Procès aux cyberharceleurs : Un espace libre ou une prison?

Procès aux cyberharceleurs : Un espace libre ou une prison?

Parallèlement à la naissance des moyens de communication digitale , plusieurs déviations se sont répandues dans leur usage. Des espaces pour la liberté d’expression, ils sont devenus instruments d’agression pour certains jeunes qui les utilisent pour montrer leur superiorité.
Le cyberharcèlement, forme digitale et continue du harcèlement réel, atteint surtout les jeunes dans les milieux scolaires. Cette forme d’agression contre un individu, qui isole et intimide les plus faibles, a inspiré plusieurs études. L’Eglise elle-même continue à le dénoncer, invitant les jeunes à ne pas sombrer dans la spirale de la violence.

En réalité, le cyberharcèlement n’est pas un nouveau phénomène, mais c’est la continuité du même harcèlement réel que beaucoup de mineurs expérimentent dans des écoles. En surplus, les médias sociaux offrent au harceleur la possibilité de profiter de l’anonimat. Ainsi le coupable se sent en sécurité et ne se rend complètement pas compte des conséquences de ses attaques. Ce qui réduit l’empathie et accentue la haine.

Ce comportemment peut alors engendrer chez la victime la peur, la honte, l’anxiété, l’isolement et la dépression jusqu’au suicide. Comme Caroline, italienne de14 ans qui s’est ôté la vie après avoir été victime de la pédopornographie en vue de l’extorsion. Son père a fondé une association pour répandre la connaissance du phénomène et de ses conséquences. Car prendre acte de son existence et de souffrances qu’il inflige, est une première nécessité pour trouver les mesures de son éradication
Que fait l’Eglise? Dans son rôle d’enseignante, elle a publié plusieurs messages. Le plus récent est celui de la 53ème journée mondiale des communications sociales célébrée dimanche passé, le 02juin. Dans son message, le Souverain pontife commence par reconnaitre les avantages que les réseaux sociaux peuvent offrire, et au même moment reconnait le mauvais usage que nous en faisons pour répandre le mal. La proposition plus concrète, est la fondation d’un observatoire sur le cyberharcèlement avec siège au vatican. Chose qui traduit l’engagement de l’Eglise à lutter contre le mauvais usage des réseaux sociaux. Le Pape revient sur le même argument dans l’encyclique Christus vivit, aux numéros 87 et 88. L’idée est celle de ne pas abolir l’usage des moyens de communication, mais de former les jeune à la façon juste de s’insérer et de se comporter avec les nouveaux langages de communication pour traiter les autres avec amour et respect.

Elvis Nkongolo

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