Make-up, un non rêve bénéfique pour Tizara

24 septembre 2019 1 Par Chronikactu Médias

Talentueuse fille hors du commun, native de Kinshasa, capitale congolaise dans la commune de Nd’jili. Née dans une famille de 6 enfants dont elle est deuxième, TIZARA la fille aux mains miraculeuses, de son vrai nom Jeancya Bambala, originaire de la province de Kongo-central. Maquilleuse et journaliste de carrière.

À 18 ans elle a débuté l’aventure de maquillage alors ce n’était pas un rêve pour elle, durant son enfance elle aimait toujours défendre les causes des autres c’est ainsi que Tizara rêvait devenir avocate afin de défendre les causes des filles lésées. L’homme propose Dieu dispose dit-on, grâce à sa cousine qui stimula l’envie de Make-up en elle.

Je ne rêvais pas faire du maquillage

Peu après, le make-up devient une passion incontournable qui lui donnera la possibilité de réaliser certains de ses projets, notamment la création de sa propre agence de Make-up “Tizara Make-up & hairdressing”.

“Tout a débuté comme dans une blague, c’était le jour de mon anniversaire où ma cousine est venue avec les matériels de Make-up pour me maquiller, à la fin j’étais parue belle, et cet envie de faire le même boulot que ma cousine à d’autres filles s’est installée en moi, ainsi j’ai essayé comme c’est un don pour moi (rire) tout est allé très vite comme jamais pensé. Je ne rêvais pas faire du maquillage” a t-elle témoigné, avant de poursuivre.

” Depuis mon enfance j’ai toujours été dérangée quant à la place qu’occupe la jeune fille dans la société congolaise. Dans certaines familles où l’on trouve filles et garçons, quand il n’y a pas assez de moyens pour scolariser tout le monde, le parent privilégie le garçon, en disant que la fille trouvera un homme pour l’epouser. Du coup les chances de la fille sont réduites même l’éducation lui est privée, alors j’avais toujours la mort dans l’âme, je me suis dite je serai avocate pour défendre ces innocentes” a t-elle confié.

Ayant du souci pour ses être semblables (jeunes filles) qui restent bras ballants bien même qu’elle se retrouve dans un autre métier non rêvé, les ambitions restent les mêmes, Tizara se lance dans la formation des jeunes filles en général et filles-mères en particulier, elle les forme pour leur rendre autonomes comme elle témoigne,

“j’ai formé beaucoup de filles que je ne saurai évaluer les statistiques, dans plusieurs fondations, notamment: Ditu Monizi, Marie Braxton, ONG ACDC là j’ai formé des filles mères. Bref, beaucoup de filles maquillent aujourd’hui grâce à moi” fait savoir Jeancya Bambala dit la fille aux mains miraculeuses.

Hormis son agence qui a donné la possibilité aux jeunes filles d’être autonomes, Jeancya Bambala dans son carnet, a plusieurs projets notamment: aider d’une manière ou d’une autre les jeunes dames d’apprendre à travers un centre de formation les différents métiers pour se rendre utile dans la société, un autre projet nommé “Lenunc laborare oportet” qui vise à interpeller les

jeunes filles et les inviter à travailler maintenant et se faire avocates de leurs droits.

Tizara fait le maquillage pour des mariages ou toute autre forme des cérémonies, dans l’entre-temps, elle realise sa profession de journaliste mais également la photographie à l’idée de s’autonomiser, “je suis entrain de me battre pour réaliser ce qui est dans ma tête, j’ai beaucoup de clients mais je suis face à une difficulté de moyen de transport pour me déplacer afin de les servir dans tous les coins à un temps bien défini”

Depuis son jeune âge TIZARA cherchait à transmettre ses idées aux jeunes filles de son âge à l’école ou ailleurs, pour leur faire savoir qu’une fille peut faire mieux sans dépendre d’un garçon en développant ses compétences, “mon souci est celui d’aider chaque fille à développer ses compétences à entrer dans le monde du travail sur le même pied d’égalité et à exploiter son potentiel”.

Abraham Malembe

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