Les femmes de PAKADJUMA, un supplément d’âme

22 mai 2019 0 Par Chronikactu Médias

Fond paysagé à la couverture, 107 pages et 6 chapitres en décompte, édité aux éditions Le Pangolin, l’œuvre littéraire autour du vécu quotidien des femmes du quartier  Pakadjuma écrite par la  journaliste Ange Kasongo Adihe a reçu son baptême, le mardi 21 mai, à l’espace professeur Malembe de l’Institut Facultaire des Sciences de l’information et de la communication IFASIC, en sigle.

L’horloge indique 12h, c’est le grand rendez-vous, les invités y sont, de l’estrade au cocktail tout est prêt pour la naissance du bébé littéraire. Micro en main, le modérateur annonce le début de la cérémonie, laquelle cérémonie occasionne le baptême   du roman titré « Les femmes de Pakadjuma ». Sous l’ambiance de la maternité, les caméramans et photographes ne ratent aucun instant de   l’accouchement. Toutes les minutes sont précieuses. Ça y est ! C’est le moment tant attendu, sorti des entrailles littéro-journalistique, le bébé est reçu par  le rapporteur du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) Chantal Kanyimbo pour son baptême.

C’est  autour de cet essai littéraire  que la jeune journaliste aux antennes de la Radio France Internationale, RFI dévoile sa plume d’écrivain. Parti d’un constat banal sur le réseau social Facebook, l’auteure est loin de penser que ces questionnements feront l’objet d’une enquête journalistique.

« Je suis partie d’une publication ordinaire sur la toile en disant : je vais à Pakadjuma, les aprioris que cachaient les réactions des internautes m’ont tout de suite interpellé ». « La richesse de  ce roman part d’une double perception avec une démarche essentiellement journalistique. D’abord sur le comment la communauté congolaise  perçoit les habitants de cette banlieue et sur le  comment eux-mêmes les habitants  s’entre perçoivent ».

Un style franco-lingala

Œuvre première de son auteur, Ange Kasongo Adihe adopte un style franco-lingala pour raconter les faits avec un supplément d’âme, et un investissement personnel. Pour le poète Tata Ndombe, l’écrivaine part d’un style littéraire autre : « ce livre  ne dit pas  pour écrire encore moins écrire pour ne pas dire, mais  c’est à lire et c’est beau » s’émerveille le poète.  Y  a toute une histoire des femmes prostituées poursuit-il, celles-ci expliquent pourquoi elles se retrouvent à Pakadjuma, et le comment elles y vivent.

Approchée, Ange Kasongo avoue que l’œuvre n’est pas une autobiographie, le personnage d’Ophélie n’est qu’une partie de mon histoire mais modifiée. Du reste éclaire-t-elle je ne suis pas née à Pakadjuma, et il n’y a pas de rapport personnel ou affectif avec l’histoire comme d’aucuns le croiraient. La taille de ce livre est fait exprès pour ne pas que les gens s’éloignent du livre comme ils s’éloignent du bidonville. Ce livre de poche est vendu à 10 euros soit 10.5 dollars américains.

Ange Kasongo est aussi l’auteure de la série «  les lettres de Kinshasa » publié sur le site de jeune Afrique.

Déborah MANGILI

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