Le paradoxe numérique

Le paradoxe numérique

Dans la nuit de temps, lorsqu’on parlait d’une rencontre soit en famille, soit entre amis ou camarades pour le divertissement et la détente, l’engagement et la participation de chaque membre du groupe étaient incontestables. Cependant, cette réalité a beaucoup changé au cours de deux dernières décennies de notre ère : les rencontres en famille, entre amis ou camarades sont caractérisés, dès lors, par une présence absente des membres qui, chacun a son propre monde virtuel auquel il appartient. D’où provient ce changement ?

Certes, plusieurs raisons ont contribué à ce changement, mais n’oublions pas la part du monde digital à ce fléau qui frappe la société humaine. Suite à l’accroissement et au perfectionnement de nouvelles technologies de l’information et de la communication, au moins dans des grandes cités, nous constatons, ailleurs et ici en République Démocratique du Congo, un accès facile au smartphone, un des produits de la nouvelle technologie, et aussi un accès à internet pour la connectivité à travers les réseaux sociaux (Facebook, WhatsApp, Instagram, Tweeter, YouTube, etc.). Le but étant de s’adapter au nouveau langage de la communication et de s’insérer dans le monde digital, s’y créer une identité, les membres de la société humaine, particulièrement les jeunes, s’attachent plus aux nouveaux moyens de communications et refroidissent les relations interpersonnelles et physiques. Ce qui fait que même pendant les rencontres en familles, entre amis ou camarades, les membres sont là présents, mais absents car chacun est concentré devant son écran, préférant communiquer avec ceux qui sont loin, savoir ce qui se passent loin. En même temps les membres qui sont proches apparemment, sont éloignés en réalité ; et dans ces conditions il est difficile de savoir vraiment ce qui se passe chez l’autre. Tel est le paradoxe numérique : les nouveaux langages de la communication nous rapprochent de ceux qui sont loin, et nous éloignent de ceux qui sont proches.

Nous ne sommes pas en train de diaboliser les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Elles nous offrent beaucoup d’opportunités dont nous ne pouvons douter. C’est le fruit du génie humain accordé par Dieu dans sa toute puissance et nous sommes
dans l’obligation de nous en servir pour le bien et non pour le mal. Malheureusement le mal fait
beaucoup plus de bruits que le bien ; et c’est le cas avec ces nouveaux outils de communication. Le mal s’y véhicule avec grande vitesse que le bien. Mais ce ne sont que des instruments, ils sont neutres et sans conscience. Leur fonction est d’exécuter ce que l’Homme leur ordonne. Le mal qu’ils véhiculent, c’est le mal de l’homme et le bien qu’ils véhiculent vient toujours de l’homme. D’où pour éradiquer à ce mal, il faut une bonne éducation à l’Homme, l’éduquer aubon usage de médias sociaux pour édifier et non pour détruire la société. C’est dans ce même contexte qu’on peut aussi mettre fin au paradoxe numérique : inculquer aux enfants dès le bas-âge les valeurs à ne jamais bafouer et leur éduquer petit à petit au bon usage des médias sociaux (quand, où, comment, et pourquoi utiliser ces instruments).

Elvis Nkongolo

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