La bravoure de Solange LUSIKU NSIMIRE : on y pense encore !

29 juillet 2019 0 Par Chronikactu Médias

L’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Ecrite (ACOFEPE), en collaboration avec l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF) ont pris part, le dimanche 28 juillet, à une messe d’action de grâces organisée en mémoire de la journaliste Solange LUSIKU NSIMIRE. Cette messe demandée par les deux Associations féminines s’est tenue en la paroisse St Claver, à Bukavu.

Présente sur le lieu, la Présidente de l’ACOFEPE, Grace Ngyke explique le but de cette cérémonie « cette initiative a été prise dans le but de commémorer l’an 1 de la remise du Trophée LUTAY KANZA décernée à Solange Lusiku Nsimire pour sa bravoure et son courage, le 21 juillet 2018, à Kinshasa lors de la 1ère édition de ce Trophée. En effet poursuit-elle, bien que morte l’ancienne éditrice générale du quotidien Le Souverain-Libre (journal paraissant à Bukavu), avait reçu le Prix de la Bravoure pour son courage dans la rédaction et production des nombreux articles de fond, d’analyse et d’enquête sur des sujets liés à la dénonciation des violences faites à la femme dans une zone fréquemment secouée par des multiples conflits armées, à savoir le Grand Kivu ».
Selon Grace Ngyke, cette consœur a su se démarquer des autres journalistes par son travail. Elle a consacré sa plume à la défense des droits de l’homme, l’égalité de sexe, le leadership féminin et la restauration d’un Etat de droit dans la partie Est de la République Démocratique du Congo.

« A travers FONSOL l’idéologie de Solange est pérennisée »

Présent également à ce rite catholique, le coordonnateur adjoint de la Fondation Solange Lusiku « FONSOL », Jean-Pierre Ibaligasi a fait savoir que FONSOL est une structure créée dans le but de pérenniser l’idéologie et le nom de cette icône de la presse écrite congolaise, décédée à Kinshasa, le 13 octobre 2019 deux mois après avoir reçu le trophée Lutay Kanza. Il a, par ailleurs souligné que cette fondation a pour objectif de pérenniser les valeurs que prônait Solange Lusiku avant de tirer sa révérence. Il s’agit de la promotion du « Gender », de la cohésion sociale, de la promotion et de l’émergence des jeunes du Kivu dans le domaine du journalisme.

Dans le même ordre d’idée, la Présidente de l’ACOFEPE a exhorté les membres de FONSOL à œuvrer dans l’unité pour la continuité de la vision de Solange et à travailler avec un meme esprit. Outre l’exhortation elle a également promis de travailler en partenariat avec FONSOL afin de pérenniser le combat que menait Solange à travers sa plume dans la défense de la démocratie et de l’égalité de sexe.

Pour sa part, Dina Buhake, vice-présidente de l’UPF/section RDC, a également invité les membres de FONSOL à poursuivre l’idéologie de l’ex-responsable du Journal le Souverain-Libre qui ne s’était pas limité à une seule communauté, mais avait élargi ses relations au-delà des frontières Rd-congolaises. Elle a promis de tout mettre en œuvre pour que la section UPF/RDC soit l’interface entre le bureau national de cette structure francophone et la FONSOL.

La foi au centre de toute demande
Dans son homélie, l’officiant du jour José Minaku, Père provincial de la congrégation des Jésuites de la paroisse sacré cœur de Kinshasa, a axé son discours sur le type de demande à formuler à Dieu. Il a par la suite exhorté les fidèles de cette paroisse à placer la foi au centre de toute demande que l’on peut formuler à DIEU par le biais de la prière « Notre Père ». Car selon, ce catéchiste, la prière est un dialogue permanent entre l’homme et Dieu. Ainsi Dieu donne plus que ce qu’on ne lui demande a-t-il conclu.

Cette célébration eucharistique a connu également la présence du mari de la défunte, Dieudonné Boroto, de leurs sept enfants et de quelques professionnels des médias du Sud-Kivu.

Déborah MANGILI

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