Arsène-Stéphane Makonga : Un musicien passionné de la littérature

Arsène-Stéphane Makonga : Un musicien passionné de la littérature

A 25 ans, il ne fait plus aucun doute qu’Arsène Makonga a une belle carrière artistique devant lui. Musicien en herbe, auteur-compositeur, slammeur, rappeur, écrivain, et poète, le jeune Stéphane a connu aussi des compositions ratées, des salles vides et des manques d’inspirations. Ne baissant pas les bras, il revient sur son parcours et sa clé de réussite : Dieu, le travail, le travail et encore le travail !

Licencié en droit à l’Université Catholique au Congo (UCC), c’est depuis sa tendre enfance qu’Arsène-Stéphane Makonga a joué de son premier instrument. Fils à papa il s’amusait avec les différentes cassettes du pater familias

« mon père avait plus de 2000 cassettes musicales qu’il écoutait et souvent nous les écoutions ensemble ce qui fait que j’ai évolué dans un environnement musical. Le tam-tam est le premier instrument de musique que j’ai joué. J’ai appris à en jouer à l’école de dimanche de mon église».

Jeune homme à plusieurs casquettes artistiques, Arsène Makonga voit une particularité dans chacune d’elles

« Il n’y a pas une casquette que j’aime le plus. Musicien, auteur-compositeur, slammeur, rappeur, écrivain, poète chacune d’elles joue un rôle et un but précis. Ces casquettes résument la personne que je suis ».

Passionné de la littérature, Arsène passera ses humanités secondaires à l’école du Pro Archia et de René Descartes. Brillant et curieux, les belles lettres de Cicéron, vont développer en lui le gout de la poésie, de la versification

« tout le monde sait que la section littéraire nous fait voyager dans les époques anté christum natum et post christum natum (avant et après Jésus-Christ). De Cicéron à Tite-live, cette option m’a permis de réveiller le coté poète-écrivain qui sommeillait en moi. C’est grâce à la philosophie que j’ai pu transformer mon intellect et aujourd’hui je composes moi-même mes chansons ».

« La musique, une thérapie »

« Outre l’attribution de divertir, la musique c’est comme une plante médicinale, capable de traiter plusieurs maladies à la fois. Soigner des blessures, empêcher la propagation des maux, et changer les mentalités. La musique c’est tout un univers d’émotion voilà pourquoi je m’y plonge. Une thérapie c’est l’image que j’aie de la musique ».

Connu sous le pseudo d’Arsenic, ce garçon de 1 mètre 77 s’inspire des saintes écritures pour peaufiner ses œuvres

« lorsque l’on lu écritures saintes, l’on se rend compte qu’au ciel il y a de ceux qui ne font que chanter pour Dieu, ce qui traduit que Dieu s’est réservé la musique. Voilà pourquoi la musique est un puissant canal de transmission entre émetteurs et récepteurs. Je me laisse être inspiré par le Saint-Esprit, la parole de Dieu, à cela s’ajoutent les chants des autres chantres ».

« Nouvelle vie, titre de ma première œuvre »

« C’est partant du témoignage d’un ami que j’ai composé mon premier chant titré ‘’nouvelle vie’’. Cet ami m’a relaté comment Dieu lui avait donné une seconde chance pour réparer ses erreurs du passé. Son témoignage m’a fortifié, étonné et surtout enseigné que j’ai décidé d’en faire une chanson. Souvent je me sers de mon vécu quotidien, des témoignages vrais pour écrire mes chansons autrement je couches sur papier ou mets en mélodie les expériences vécues parce que je voudrai que mon témoignage soit un avertissement à des milliers des jeunes. Avertir mon prochain afin qu’il ne commette les mêmes erreurs que moi c’est un peu cela, le but de ce style autobiographique. «

« La maitrise du chant seule ne suffit pas »

« Quelqu’un m’a dit Stéphane le jour où tu arrêteras d’apprendre c’est le jour où tu mourras alors au-delà de maitriser le chant, l’artiste doit développer le sens de l’écoute, parce que c’est en écoutant que l’on s’améliore, on décèle ses erreurs et on sait apprendre des autres. Le monde artistique est un monde trop exigeant et l’écoute nous permet d’éviter la stagnation d’idées et d’aller à la quête d’une amélioration constante. Vous savez quand il y a stagnation d’idées, le musicien disparait alors faudrait constamment s’améliorer en apprenant et écoutant les autres ».

Comme perspective, le jeune compositeur prépare des projets en coulisses, en l’entre temps il continue d’écrire et de prester dans la ville de Kinshasa.

Déborah Mangili

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