Angélique-Chamart Bukassa : une philanthrope régulière

20 août 2019 0 Par Chronikactu Médias

Bruxelloise d’origine congolaise, Angélique-Chamart Bukassa, est une jeune femme passionnée de l’humanisme. A 21 ans, elle occupe la fonction de vice-présidente au sein de la Dynamique intégrale de la femme congolaise pour le développement (DIFCOD), une organisation non gouvernementale qui vient en aide aux démunis. Initiative qu’elle développe dans les années 2010 et qui fait aujourd’hui son renom.

Angélique Bukassa se perfectionne alors dans le domaine humanitaire, ambassadrice de ’’Heart in Hands fondation’’ et vice-présidente de la DIFCOD, des promotions qui lui octroient des responsabilités plus grandes et qui lui permettent de mettre en exécution ses facultés philanthropiques.

Pistonnée depuis sa tendre enfance dans le caritatif, Angélique est loin d’imaginer que les visites altruistes aux côtés de sa mère Martine Bukassa à l’hospice de Bondeko deviendra plus tard son cheval de bataille.

« À l’âge de 12 ans, j’aidais ma mère à réaliser des repas collectifs qu’elle ramenait aux vieillards de l’hospice de Bondeko. Ces différents repas étaient notre chef-d’œuvre, j’estime donc que c’est à cet âge que mon côté philanthrope a été activé ».

« La maladie de mon père, l’élément déclencheur »

Cadette de sa famille, Angélique sera témoin d’une scène dramatique qui incarnera à jamais l’élément déclencheur de son intérêt pour l’action humanitaire,

« mon père a souffert très longtemps du diabète et du cancer. Après plusieurs séances de traitement, il en est décédé”, nous raconte la jeune philanthrope. Battante et courageuse, Angélique-Chamart pense que la souffrance est plus vivable quand on est soutenu « il y a des gens qui souffrent sérieusement, qui manquent des moyens et n’ont pas de famille pour les soutenir. Le plus vivable dans ce drame est que mon père nous avait à ses côtés. Nous étions pour lui d’un soutien et d’un réconfort important. Dans la DIFCOD, l’idée est non seulement d’aider les personnes démunies mais aussi d’être pour elles, une sorte de réconfort », explique-t-elle.

« L’aide humanitaire est un travail de suivi »

Noir de teint, de son pseudo Azi Mpifo, cette jeune demoiselle de 68 kilos est connue dans le domaine humanitaire pour son travail de suivi

« je fais plus un travail de suivi que des simples visites. Vous savez j’aide financièrement beaucoup de jeunes. De ce fait, je dois toujours me rassurer que tout ce que j’apporte comme aide financière arrive à destination et porte du fruit ». nous confie-t-elle.

« Je ne suis pas de ceux qui viennent juste déposer des boissons, de la nourriture une fois par an et qui disparaissent. Contrairement à eux, je fais un suivi de mes investissements. Par exemple si je m’engage à scolariser les enfants, je dois veiller à ce que ces enfants aillent à l’école, et qu’ils fassent leur devoir. Cela va de ma qualité de philanthrope régulière », souligne-t-elle.

« Vous savez, je ne peux pas arrêter les guerres dans le monde, je ne peux pas apporter la paix dans les zones à conflit. Mais ce que je peux faire dans le petit cercle où je me trouve c’est d’aider ceux que j’estime être dans le manque plus que moi. Car l’aide humanitaire c’est tout ce qu’il y a de plus beau à apporter sur terre ».

« Les ONG mallettes doivent savoir que le bien mal acquis ne profite jamais »

De nos jours, il y a des organismes qui naissent à profit d’argent c’est-à-dire des ONG qui gagnent leur pain dans le dos des nécessiteux. Tout le monde sait qu’un bien mal acquis ne perdure jamais.

« Alors j’aimerai que ces personnes aient un minimum de bon sens pour aider les autres, qu’ils aient ce cœur de se dire que si aujourd’hui j’ai à manger sur ma table, y a certains qui en manquent et sérieusement. Qu’il y a des gens qui n’ont pas d’autre choix que de boire de l’eau. J’aimerai qu’il y ait un réveil de conscience, un minimum de bon sens », conseille cette jeune femme d’1m 68.

Mise à part les partenariats avec le ministère de l’agriculture, l’ONG DIFCOD en abrégé, organise des travaux champêtres avec des femmes vivant en milieu rural afin de les aider dans leur épanouissement et très souvent des conférences débats avec des jeunes filles. La DIFCOD encadre des jeunes filles à Bribano (un coin perdu dans le quartier Kingabwa, à quelques mètres du centre-ville).

Déborah Mangili

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